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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 13:10

Election, refondation: Vérités pour l'Algérie

 

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5192313

 

Une élection présidentielle constitue un événement sous toutes les latitudes. C’est qu’elle ne se réduit pas au choix d’un homme ou d’une femme à qui seraient confiées les rênes du pays pour une période déterminée. Elle constitue, ou devrait constituer, un acte refondateur du pacte national. Dans les vieilles démocraties, il est rare que son résultat se traduise par un chamboulement politique. Les tendances lourdes, celles façonnées depuis des lustres par l’histoire et la géographie, ont toujours le dernier mot et elles déterminent dans une large mesure la conduite des affaires. Les discours enflammés des campagnes électorales, les promesses de changement, les lendemains qui chantent, sont vite oubliés, une fois confrontés à la « réalité rugueuse à étreindre ».

L’Algérie n’est certes pas une démocratie. Ce n’est pas une dictature non plus. En fait, elle ne ressemble à aucun régime connu. Je me souviens d’une conversation avec un ami Français, à l’époque cadre d’Amnesty International en France. A l’époque où se situe ladite conversation, notre pays était confronté au terrorisme. C’était aussi la période de la fameuse interrogation « Qui tue qui ? » L’ami en question s’y intéressait beaucoup. Il avait participé à la rédaction d’un rapport tendant à incriminer l’armée dans les violences qui étaient monnaie courante. Il m’avait donné un extrait de ce rapport en me demandant de ne rien divulguer avant sa publication. Il m’avait dit que cet extrait suffirait à me convaincre de la pertinence des accusations contre le régime en place à Alger. Que disait l’extrait ? Il rapportait un événement précis. Une femme d’un certain âge, résidente d’un village proche de L’Arbaa,  raconte : « Une nuit, une voiture s’est arrêtée devant mon domicile. Quatre hommes masqués en sont descendus. Ils ont frappé à ma porte en disant qu’ils étaient de la police. J’ai ouvert. Ils ont investi la maison et ils ont pris mon mari. Ils l’on installé de force dans la voiture. J’ai eu le temps de voir le chauffeur. Lui n’était pas masqué. Je l’ai reconnu. C’était quelqu’un des services secrets. Mon mari a disparu depuis lors. Son enlèvement a été officiellement imputé aux terroristes » Là s’arrêtait le témoignage. J’ai appelé mon ami le lendemain de cette lecture pour lui demander si les autres faits rapportés dans le rapport étaient du même tonneau. Il n’a pas répondu à cette question. J’ai ajouté que, pour citer un témoignage tel que celui dont il m’a confié la lecture, il fallait ne rien connaître à l’Algérie. Face à son étonnement, je lui demande s’il n’a pas été surpris que le chauffeur ne soit pas masqué alors que ses quatre acolytes le sont, à moins qu’il tienne ces fameux services secrets pour des imbéciles, ce qui contredirait la capacité qu’il leur prête de monter des opérations de diversion aussi sophistiquées. Ebranlé, l’ami. J’en profite pour lui asséner un deuxième coup. Connait-il un Algérien, un seul, qui serait disposé à croire qu’une villageoise d’âge mûr, cantonnée aux tâches domestiques dans une maison fermée, puisse identifier un homme comme étant membre des services secrets, alors même qu’elle ne connait sans doute pas le visage de l’épicier voisin chez qui s’approvisionne son mari? Réponse embarrassée : Peut-être le chauffeur était-il un enfant du village ? Ben voyons, les services secrets enverraient un enfant du village à visage découvert pour ce genre de mission ? Très ébranlé, l’ami, mais le rapport a été publié en son temps.

Cette longue digression témoigne de la méconnaissance de l’Algérie. J’en ai eu un autre exemple, toujours avec le même ami. Lors d’un dîner rassemblant plusieurs voisins, la conversation roule sur l’Algérie. A l’époque, la menace terroriste avait beaucoup perdu de son intensité. Malheureusement, le pays avait renoué avec le mode de gouvernance qui a pourtant fait la preuve de son inefficacité, sinon pour permettre à une coterie de se remplir les poches. L’ami d’Amnesty prend la parole pour décrire une Algérie sous l’emprise de généraux cruels attentifs à empêcher toute liberté d’expression, emprisonnant et torturant les opposants. Je réagis en soutenant que cette image ne correspondait nullement à la réalité. Un murmure de désapprobation parcourut l’assistance qui n’était pas loin à ce moment de me classer parmi les soutiens d’un régime dictatorial. Je les ai invités alors à consulter la presse du jour sur Internet. Nous parcourûmes sur l’écran de l’ordinateur les quotidiens algériens, les éditoriaux, les caricatures de Dilem, les portraits au lance-flammes des dirigeants du pays… Les questions fusèrent : Ces journaux ne sont pas vendus en Algérie, n’est-ce pas ? Si, si. Sous le manteau alors ? Pas du tout, en kiosque ! Mais alors, s’exclama l’ami d’Amnesty, l’Algérie est donc une démocratie ! Non plus, répondis-je, c’est compliqué !

Voyons…

C’est bien connu, l’Algérie souffre de très nombreux problèmes. L’éducation, la justice, l’économie, l’université…, sont en crise. En fait, aucun domaine n’échappe à la critique. Bien sûr, la tâche du futur président sera de s’attaquer immédiatement à ces chantiers mais il ne pourra que colmater les voies d’eau aussi vite que possible avant que le bateau ne coule. Ces mesures pourront retarder la catastrophe annoncée mais en aucun cas la prévenir. Elles ne sauraient constituer le remède. Il faudra également éviter de faire campagne sur la base d’un catalogue de promesses telles que des augmentations de salaire, le renforcement de la sécurité, le bonheur pour tous… Ces promesses ne seraient de toute façon pas crédibles devant une opinion vaccinée par des décennies de mensonges et qui souffre d’une perte de sens génératrice de désespoir et de cynisme. Le meilleur des candidats ne suscitera au mieux que le scepticisme s’il se contente d’user de ces moyens classiques. Par ailleurs, il est probable qu’aucun candidat ne sera pas écouté s’il adopte la posture du père, du sauveur. L’Algérie en a testé quelques-uns, des sauveurs que l’Histoire a ramenés ou ramènera à leur dimension véritable. Le spectacle de la décrépitude physique du dernier en date a achevé le mythe. Pour être crédible, le candidat devra et répondre à la question mère : quelle est l’origine d’un désastre aussi total ? Comment un pays aussi richement doté par la nature a-t-il pu laisser une grande partie de sa population vivre dans la précarité et l’écrasante majorité de sa jeunesse sombrer dans le désespoir ? Comment en sommes-nous arrivés là et où cela nous mène-t-il ? Y a-t-il quelque chose à changer dans le logiciel initial qui structure le Pouvoir, aussi bien ses tenants que ceux qui gravitent autour de lui et/ou aspirent à y accéder ?

Quel est ce logiciel ? Il se fonde sur la peur de la masse. Le peuple est perçu comme une source de menace et de désordre qu’il s’agirait de traiter comme telle. La politique consiste donc à endiguer les mécontentements par l’achat à court terme d’une paix sociale instable. C’est comme cela qu’on augmente des salaires de catégories supposées plus remuantes que d’autres, ou plus utiles au pouvoir en place, d’un montant en totale inadéquation avec une quelconque hausse de la productivité ou du PIB. On n’hésite pas le cas échéant à utiliser l’arme de la répression après avoir laissé pourrir une situation donnée en sachant que ce pourrissement ne pourrait déboucher que sur des mini guerres civiles comme à Constantine ou à Ghardaïa. En fait, la manière de gouverner n’est pas très différente de celle de l’ancien colonisateur. Il est donc normal d’emprunter aux anciens maîtres, non seulement leurs techniques, mais aussi leur mépris pour les indigènes…

C’est avec ce schéma mortifère qu’il convient de rompre. Pour cela, il faut d’abord accepter de se rendre à une évidence : personne ne peut faire le bonheur d’un peuple sans la participation de ce peuple. L’enjeu est donc de faire de l’Algérien un acteur de son destin. Une tâche herculéenne ! Cinq décennies ont appris à l’Algérien la cautèle, l’art de la débrouille, catégories qui ont conduit à une dissolution progressive du sens moral et au développement du cynisme. Comment convaincre le citoyen de rompre avec ces catégories qui, il faut bien le dire, lui ont permis de survivre jusqu’à ce jour ? Comment l’amener à en finir avec la contradiction avec une tradition d’hospitalité, de partage, d’attention aux autres, aux faibles et aux démunis et un individualisme de plus en plus effréné, de plus en plus sauvage ? Comment lui rendre confiance dans l’action collective ? Comment le persuader de travailler à renouer les liens sociaux durement éprouvés par tant d’années durant lesquelles la vie quotidienne s’est résumée à une bataille sans merci contre les autres pour acquérir des positions ou des privilèges indus ?

D’abord en lui disant la vérité. Celle-ci en particulier : l’Algérie va vers l’abîme et personne n’est en mesure l’en empêcher, personne ! Demain, il n’y aura plus d’hydrocarbures, et même si on en trouve encore, les nécessités de la lutte contre la pollution auront amené nos acheteurs des nations développées à trouver des substituts au pétrole pour la plupart des utilisations. Cela veut dire que, à terme, nous allons perdre 97% de nos recettes aux exportations, celles qui nous servent aujourd’hui à importer des voitures, des autoroutes et même des immeubles d’habitation, ce qui, au passage, donne la mesure de la disparition des techniques les  plus simples dans l’ADN de notre société. Nous fonçons dans le mur, c’est une certitude. Ce n’est pas en fournissant des analgésiques, voire des barbituriques, sous forme de primes ou de hausses de salaires,  que le danger sera conjuré. Bien au contraire. Cette politique est de nature à accélérer le processus mortel.

Tenir aux Algériens le langage de la vérité, c’est pointer la faillite, non seulement du pouvoir, mais de son paradigme algérien, celui qui consiste à acheter la complaisance et le silence juste pour permettre à son détenteur de durer et à une oligarchie de s’enrichir en se payant sur la bête avant le grand équarrissage. Il ne s’agit pas de pointer des personnes en particulier. Il s’agit de condamner un style, celui qui a été inauguré par Ben Bella et suivi par ses successeurs même si ses formes se sont quelque peu sophistiquées. Il s’agit du populisme, celui qui traite le peuple comme un enfant qu’on cajole ou qu’on punit mais qu’il faut absolument tenir à l’écart des décisions, surtout celles qui engagent son avenir.

Rompre avec le populisme ? Et si, paradoxalement, les temps étaient  favorables ? Ayant cessé de croire en l’homme providentiel,  les Algériens étaient prêts à entendre un discours nouveau ? Rêvons ensemble : Imaginons qu’un candidat ait l’audace de leur proposer, non pas une solution à leurs problèmes, mais un partenariat dont le but serait de relever le pays. Cette proposition n’entraînerait sans doute pas une adhésion immédiate mais leur ferait dresser l’oreille. Peut-être seraient-ils enclins à écouter quelqu’un qui les inviterait à prendre leur dignité en charge en participant à l’œuvre de nécessaire reconstruction de leur pays. Peut-être seraient-ils sensibles à un discours leur demandant, non seulement de s’impliquer dans le redressement, mais d’en faire leur chose, que la victoire finale devienne leur victoire. Peut-être finiraient-ils par mettre du sens dans leur activité quotidienne en l’inscrivant dans un cadre qui la dépasse mais qu’elle contribue à construire. Peut-être même finiraient-ils par trouver de l’attrait à l’effort collectif, de l’amitié et de la considération pour eux-mêmes et pour leurs compatriotes engagés dans un même combat.

Il faut des gages. Winston Churchill, lors d’un Conseil des Ministres dans le Londres en ruine de 1942, ouvre la réunion par un tour de table. Il demande au ministre de l’économie l’état de la nation. « catastrophique ». Même réponse de la part du ministre de l’agriculture, de l’industrie, de la santé… Vint le tour du ministre de la justice. Sa réponse fut « Excellente, Monsieur le Premier Ministre ». Soupir de satisfaction de Churchill qui déclare que « L’Angleterre est sauvée » ! La suite lui a donné raison.

C’est en effet la justice qui détermine en dernier ressort la sincérité du lien entre le pouvoir et le peuple. En Algérie, elle est sinistrée, mitée par les innombrables dépassements, passe-droit… C’est sa faillite qui est à l’origine de la violence endémique qui sévit dans notre pays. En effet, la tentation de se faire justice devient la norme puisque le recours aux tribunaux n’est pas considéré comme une garantie de sauvegarde de l’équité. Ce devrait être le premier des chantiers du futur élu. C’est à cette aune que la population identifiera les prémisses d’un vrai changement. Le reste des réformes sera d’autant plus simple à réaliser que celle-là aura recueilli l’approbation confiante de la population.

Je reviens à mes concitoyens et au verrou invisible qui bloque pour l’instant toute avancée. Force est de constater que la paralysie, l’anomie de la vie politique en Algérie n’est pas seulement le fait de ceux qui gouvernent, bien que ces derniers en aient la plus grande part. Ceux qui s’opposent ne sont pas exempts de reproches puisqu’ils se sont révélés incapables de construire une alternative forte et crédible. C’est vrai que la tâche n’est pas simple, et pour deux raisons. D’abord, il y a de la part du pouvoir une stratégie très éprouvée d’empêchement de l’émergence d’une opposition forte. Ensuite, il y a une population qui rechigne à s’engager, qui cultive la peur de la nouveauté et qui se raccroche, en dépit du bon sens, au pouvoir en place tout en le vouant aux gémonies.

Sur le premier point, la réponse est simple. Sous toutes les latitudes, le pouvoir en place travaille à empêcher l’émergence d’un pôle qui le conteste. Le nôtre, de ce point de vue, est très compétent au vu de la réalité du champ politique en Algérie. Il est vrai que la tâche lui est facilitée par une sorte de tropisme de nombreux opposants qui consiste à garder, tout en le combattant, une proximité, voire une connivence, avec le pouvoir. Il faut donc annoncer une rupture claire, une rupture systémique, non avec un homme ou une caste politique mais avec le mode de gouvernance qui a eu cours en Algérie jusqu’à nos jours.

Sur le second point, notre responsabilité collective en tant que peuple dans l’échec de nous constituer en société. Il y a tellement à dire. Notre peuple est sorti vainqueur de la guerre contre le colonialisme. Qu’a-t-il vécu au lendemain de cette terrible épreuve ? L’instauration d’un pouvoir unique qui lui a intimé le retour au silence et à la soumission. La liberté censée être acquise après tous ces sacrifices restait un vain mot. De plus, on ne lui a servi de cette période coloniale qu’un récit univoque, destiné non à l’éclairer, mais à servir les nouveaux maîtres. Mensonge inaugural donc, mensonge avéré avec interdiction de le dénoncer ! Comment ne pas devenir schizophrène ? Il y eu ensuite, après des décennies de paternalisme et d’illusions, la décennie noire, la mort de dizaines de milliers d’Algériens dans des conditions souvent abominables. Puis, cette période s’est close et le pouvoir a décidé qu’il ne s’était rien passé. Dans le silence de la foule, on a fait voter une loi sur la concorde nationale qui assigne à un oubli définitif les tenants et aboutissants de cette période. Rien sur les origines de la violence. Rien sur les mécanismes qui l’ont permise. Rien sur la matrice qui l’a produite. Des questions qui dépassent le cadre de la politique et qui relèveraient plutôt de la faille psychologique collective qui touche un peuple qui, en dépit de son caractère bravache, cache ses plaies dans un silence plus que séculaire.

C’est sans doute là le chantier le plus douloureux, mais certainement le plus nécessaire, celui qui doit être en surplomb de tous les problèmes que vit notre pays. Il s’agit de rendre voix aux Algériens, de rouvrir ces pages obscures pour permettre une catharsis réparatrice. Il faut rendre aux Algériens le sentiment de leur utilité, de la nécessité de leur unité, le sens de l’ardente obligation de construire ensemble un pays pour lequel des millions de nos compatriotes ont donné leur vie. Difficile mais pas impossible. Les esprits y sont probablement prêts. Des initiatives simples peuvent contribuer à faciliter cette prise de conscience, le sentiment que quelque chose de nouveau est enfin possible, que la dignité des Algériens figure dans l’agenda d’un opposant politique, candidat à la magistrature suprême. En voici une :

La Vénus Hottentote

Sarah Baartman est née en Afrique du Sud en 1789. Elle a vécu esclave dans une ferme avant d'être vendue comme attraction au début du XIXe siècle. Elle avait en effet des caractéristiques anatomiques qui en faisaient un monstre de foire et lui ont valu son célèbre surnom de Vénus Hottentote. Après sa mort à Paris, en 1815, son squelette, ainsi qu’un moulage de plâtre reproduisant ses attributs physiques furent exposées au Musée de l’Homme et servirent à illustrer les idées racistes en vogue à l’époque, professées notamment par Cuvier. En 1974, le squelette fut relégué dans les réserves du musée. En 1994, sous la présidence de Nelson Mandela, les autorités Sud-Africaines exigèrent la restitution des restes de Sarah Baartman afin de lui offrir une sépulture et lui rendre ainsi sa dignité. Cette demande se heurta d’abord à un refus des autorités et du monde scientifique français au nom du patrimoine inaliénable de l'État et de la science. En 2002, la France finit par accéder à cette demande. Sarah Baartman repose désormais chez elle… Signalons qu’une affaire similaire s’est soldée de la même manière. Des têtes momifiées de Maoris, exposées dans plusieurs musées de France, ont été rendues à la Nouvelle-Zélande pour y bénéficier d’une sépulture décente.

Un historien algérien, Farid Belkadi, a découvert que des restes mortuaires de dizaines de résistants algériens à la colonisation française, se trouvent au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris. Parmi eux, se trouvent des gens illustres tels que Cheikh Bouziane des Zaâtchas, Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Chérif “Boubaghla” et son lieutenant Aïssa Al-Hamadi, ainsi que le moulage intégral de la tête de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, compagnon de lutte de l’Emir Abdelkader. Une pétition a été lancée récemment pour exiger de la France la restitution de ces restes à leur pays. L’Algérie officielle, au contraire des autorités Sud-Africaines et Néo-Zélandaises, se tait… Alors, une voix dans la campagne présidentielle pourrait-elle s’élever pour porter cette exigence ?

Sans doute faudra-t-il aussi cultiver la mémoire, arracher à l’oubli celles et ceux, artistes, écrivains, poètes, hommes politiques de conviction qui sont morts pour l’Algérie et dont les voix nous manquent aujourd’hui. Pas à pas, se reconstruira le lien entre gouvernants et gouvernés, processus lent à la faveur duquel l’Algérie prendra sa place dans le concert des nations, renouera avec la fierté d’elle-même, un pays que ses jeunes enfants n’auront plus envie de fuir…

Brahim SENOUCI

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