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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 19:52

Qui a dit que les meilleures plaisanteries étaient les plus courtes ?

Ce n’est apparemment pas l’avis des Israéliens. Ils trouvent la farce qu’ils racontent au monde depuis 61 ans tellement à leur goût qu’ils ne se lassent pas de la resservir.

Tout le monde a connu ou connait ces prétendus boute-en-train qui ressassent les mêmes histoires dont ils sont les seuls à rire et que finissent par fuir les plus indulgents des auditoires. Il y a toutefois une différence entre ces mauvais plaisants et Israël. C’est que, au contraire des premiers, Israël bénéficie d’un public attentif, prêt, non à rire, mais à approuver de manière sentencieuse les éternelles resucées d’une même vieille blague.

Un Etat Palestinien, mais comment donc ! A condition d’accepter des contraintes mineures telles que :

  • Pas de définition des frontières qui seront de toutes façons gardées par Israël
  • Pas de contrôle de l’espace aérien
  • Maintien et extension des colonies
  • Pas de compromis sur Jérusalem, "capitale éternelle et indivisible d’Israël"
  • Interdiction de vous doter d’une armée pour vous défendre (mais qui donc pourrait vous vouloir du mal ?),
  • Ne prononcez jamais le mot obscène de "réfugiés".
  • Pas d’alliance avec des pays étrangers autres que ceux agréés par Israël.
  • Seront négociés la paie des cantonniers, les règles de priorité pour la circulation automobile, le droit de battre monnaie…

Vous ne voulez pas ? C’est bien la preuve que vous êtes des terroristes et que vous ne comprenez que le langage de la force !

Le discours de Netanyahu ne constitue certes pas une surprise. Il aurait fallu être d’une extrême naïveté pour attendre de son intervention une avancée vers la paix par le droit. En fait, on attendait surtout l’attitude des sponsors habituels d’Israël et on en escomptait vaguement une réaction musclée. Saluer ce discours comme un "progrès", comme l’ont fait d’une même voix les Etats-Unis et l’Europe, jette une ombre sur l’espoir soulevé par le discours du Caire du Président Obama et la faveur avec laquelle il avait été accueilli en Occident et dans les pays arabo-musulmans. Cette attitude montre que rien n’a changé au fond. Il ne faut certes pas dénier au Président Obama d’avoir montré une réelle compassion envers les Palestiniens. La compassion ne peut toutefois tenir lieu de politique. Ce qu’il faut, c’est rétablir les Palestiniens dans la plénitude de leurs droits. Si l’Occident, notamment le Président Obama, veut réellement instaurer un nouveau climat dans les relations internationales, il doit rompre avec cette étrange mansuétude qui lui tient lieu de langage politique avec Israël. S’il veut réellement assécher le lit du terrorisme, il doit mettre fin aux situations d’injustice qu’il a lui-même créées et qu’il contribue à perpétuer. S’il veut montrer son désir d’en finir, non seulement avec la colonisation mais avec la matrice intellectuelle qui l’a produite, il faut qu’il cesse de presser les populations victimes d’accepter d’être les dindons de la farce de l’éternel marché de dupes. Le moins qu’on puisse dire est qu’on n’en prend pas le chemin.

Reste bien sûr le plus important. Plutôt que de concéder l’avenir de la planète à des leaders aussi estimables soient-ils, il faut continuer de militer contre l’injustice et soutenir la lutte des peuples qui l’endurent.

Et le couteau de Lichtenberg ? Lichtenberg avait défini le chef-d’œuvre dialectique de l’objet. Il décrivait ainsi quelque chose qui n’avait pas d’existence : Un couteau sans manche, auquel il manque la lame. La Palestine vue par Netanyahu ressemble fort à ce couteau.

Brahim SENOUCI

 

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Paul+Haimiste. 23/06/2009 05:08

Non à la paix ; oui à la Justice ; oui à l’Ethique.

Quand on connaît suffisamment – ce qui restera toujours, pour 99 % des gens, malgré Internet, un minimum incomplet - les contextes éclairants et les textes « interrogeants » de l’ONU à qui sa propre Charte ne permettait pas de voter la résolution 181 (que le fourbe Pérès considère comme légitimante), quand on connaît un peu les propos authentiques des différents meneurs des courants sionistes des années 1925-1949, alors qu’il n’y a absolument aucun argument solide idéologique comme religieux qui tienne, la création artificielle de l’entité artificielle sioniste est éthiquement totalement inadmissible.

C’est d’ailleurs bien ce que pensait le fanatique despote européen David Grün, théiste non religieux, dont l’ascendance juive multimillénaire n’est évidemment pas plus prouvable que celle des autres criminels cadres et célébrités sionistes dans leur majorité : "Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur. Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?" (cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121 et page 99 dans la version anglaise The Jewish Paradox, trans. Steve Cox (Grosset and Dunlap, 1978)

Malgré le célèbre « Les vieux mourront, les jeunes oublieront ! » du même arrogant et amoral fanatique auto-rebaptisé Ben Gourion , le droit au retour dans les lieux ou à toute proximité des lieux où on vivait ou bien où ses ascendants vivaient en 1947 est inaliénable au nom de l’éthique élémentaire, et il rend donc concrètement impossible à toute personne honnête, président d’état ou simple citoyen, la reconnaissance de la légitimité de l’existence d’un état juif sioniste, ni même post-sioniste désionisé. Un état (toujours sans la constitution promise le 14 mai 1948 dans la déclaration d’indépendance) qui, de toute évidence, expulserait, à n’en pas douter, les « Israéliens arabes », dans quelques bantoustans palestiniens non viables si un « état » palestinien était imposé de force. Et ce même pas sur les terres que laissaient « généreusement » aux Arabes les seuls trente trois pays libres et/ou circonvenus du « machin onusien» le 29 novembre 1947, Sans en être davantage propriétaires ou dépositaires que des terres données encore plus généreusement à une minorité de Juifs ou supposés tels fanatiques ou trompés ; suite à des manœuvres douteuses et à la collusion, dans des buts totalement opposés, de Truman et Staline et de leurs pays affidés, Sans oublier l’Eglise catholique usaméricaine, sinon le Vatican, et surtout l’importante responsabilité de la France et son influent agent sioniste et homme politique « de gauche » français Lebel Tsvet (1) .

En fait le drame ne faisant qu’amplifier jor après jour avec, en particulier ses volets financiers et sanitaires, pour éviter la célébre prière « Seigneur, occupez-vous de (certaisn de) mes amis, mes ennemis, je m’en charge, il est grand temps de distinguer sur la planète entière les militants pro-israélo-palestiniens (en fait illogiques) et les militants ("seulement" !!!! ) pro palestiniens. Les Palestiniens qui ne sont ni collabos volontaires, ni profiteurs, ni « ultra-musulmans » violents évidemment - , la seule façon pour un « juif » israélien à cœur humain ou sincèrement repenti, donc non ou plus raciste - ça se trouve !!! - c’est de souhaiter et d’accepter l’idée de prendre au plus vite une carte d’identité palestinienne. Avec très exactement et vraiment les même droits qu’un citoyen d’ascendance palestinienne au sein d’un état souverain, non confessionnel, démocratique, écologiquement et économiquement viable. Ou, à défaut, si un fond de racisme (génétique ?) perdure, une carte de résident en Palestine avec tous les droits qu’on accorde à des résidents dans des pays occidentaux. Tout autre option étant effectivement irrationnelle et utopique, car l’irréalisme, c’est de piétiner l’éthique et de se résigner à blanchir l’inadmissible fut-il plus que sexagénaire ?

N’y a-t-il déjà aucun Israélien juif ou se croyant sincèrement (quoiqu’incapable de le prouver !) de vieille ascendance multimillénaire telle qui soit déjà disposé à cela ?

Pour les Palestiniens patriotes, il s’agirait bien de pardonner, non sans un grand courage admirable, peut-être, si possible, mais pas laisser disposer des fruits des vols (et meurtres) au nom d’un réalisme irréaliste, et/ou de réalisations effectives (agricoles, « hautement technologiques » ou autres) certes, mais qui, pour beaucoup, eurent été impossibles sans l’argent sioniste international plus ou mois honnêtement gagné (pas dans le genre Madoff !!! ) et sans l’argent du contribuable usaméricain en particulier, aux dépens des plus pauvres d’entre eux qui croissent. Sans oublier l’argent du contribuable européen - moyen et petit essentiellement - , entre autres, pour acheter des technologies israéliennes d’intérêt militaires ou autres très discutables ; quand il n’a pas servi à construire pour les Palestiniens des équipements que l’arrogante entité sioniste s’est empressé de détruire.

Toute autre solution définitive appelée « paix » sera profondément injuste (et non durable ?) et donc éthiquement inadmissible. Et encore les Israéliens juifs ou se croyant de vieille ascendance multimillénaire telle, peu ou prou d’accord avec le sionisme raciste, alors qu’ils ne sont, de toutes façons, qu’à peine la moitié du mythique peuple juif, ne pourront-ils jamais ressusciter les tués palestiniens et réparer le mal physique et psychique fait aux Palestiniens patriotes, les prisonniers en particulier. Ils ne pourront pas davantage d’ailleurs effacer les actes très regrettables de certains Palestiniens résistants que les agissements des sionistes arrogants et dominateurs ont entraîné et dont les meneurs sionistes successifs, de « droite » comme de gauche » et leurs électeurs sont les tout premiers responsables et coupables.

En fait, quand on pousse la réflexion jusqu’au bout du bon sens, on ne devrait pas parler de paix, et encore moins « évidemment » de deux états. Comme s’il y avait eu une guerre à armes plus ou moins égales, avec de nombreux affrontements de troupes nombreuses. Il s’agit, avec réalisme parce que toute autre solution, en plus, n’est pas durable, d’obtenir la Justice au nom de l’Ethique élémentaire en soi commune à toute philosophie religieuse, théiste ou athée sur cette Terre.

Non à la paix, oui à la justice pour tous les Palestiniens non collabos (2) de la planète entière pour que vive au plus vite démocratiquement, habitée par un maximum de Palestiniens patriotes, la Grande Palestine de la Méditerranée au Jourdain.

Mais évidemment ce n’est ici que modeste contribution à la réflexion général. Bien au delà des sondages pseudo-représentatifs, c’est à l’ensemble des Palestiniens de la planète de décider par un référendum internationalement contrôlé de préférence en deux temps (3), autorisé par l’occupant ou non, offrant en un premier temps plus de deux choix. Imaginez l’impact de la publication du résultat final (4) , même si, comme il faut s’y attendre, les « Israéliens arabes » ne pouvaient pas s’exprimer, sur tous les dirigeants de la planète qui se prétendent défenseurs de la démocratie et de la « vox populi ».

Un palestinophile français sexagénaire indépendant
jmglantzlen@nordnet.fr



(1) Plus connu sous le nom de Léon Blum qui avouait « « J’ai jugé de l’empire extraordinaire qu’ Haïm Weizmann exerçait sur les autres hommes par celui qu’il exerçait sur moi-même. Je n’ai jamais rien pu lui refuser ». Et encore « Dès le lendemain de la première guerre mondiale, il m’enrôla au service de ses desseins. C’est un grand orgueil et une grande satisfaction pour moi de penser que j’ai pu l’aider dans la difficile négociation dont dépendait la création du Home national juif …. ».

(2) La Justice pour les Palestiniens volontairement collabos, ne serait-ce pas, après un jugement juste avec avocat, la prison ou au moins l’exil ou encore une longue peine de privations des droits civiques selon le degré d’ignobilité » des actes, en plus de devoir rendre tous les biens détournés non consommés qui étaient destinés au peuple et dont on l’a privé. Pour ce qui est de la justice à propos des Palestiniens qui ont collaboré suite à du chantage ou autre moyens de pression quelque peu excusables , probablement qu’un jugement s’impose néanmoins, mais avec une peine généreusement amnistiée.

(3) Un référendum où on a que le choix entre « oui » ou « non » ou encore « çeci » ou « cela » » est souvent biaisé intentionnellement ou non. Il faut proposer, en un premier temps, plusieurs degrés de

Abdelhak BOUSSABOUNE 19/06/2009 13:50

Bonjour,

Si seulement les journaux français publiaient cette réalité là, nos compatriotes ne pourraint que massivement soutenir les palestinins mais hélas.
Ca ne peut que conforter l'idée que la presse est muselée par les sympathisants du camps adverse qui ont fait de l'édulcoration de la réalité en Palestine un art. La question maintenant à mon avis est de trouver un moyen de faire connaître aux français les faits bruts tels qu'ils sont pour qu'ils puissent en toute neutralité avoir une idée de la situation et soutenir ceux qui sont injustement traités depuis des décennies.

Merci pour cet article "khouya"

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